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Louis-François Delatour (1727 -1807)

Le successeur de Pierre-Jean Mariette

 

            C’est à lui que Pierre Jean Mariette vend son fonds de commerce en 1750.

Pendant 28 ans, il va continuer le même travail d’imprimerie.

 

         Data BNF

 

Voici l’histoire de la famille Delatour retracée sur le blog « Histoire de la bibliophilie »

Claude Guérin († 1627), dit « la Tour », marchand libraire en l’Université de Paris, au Mont Saint-Hilaire [rue de Lanneau, Ve], à l’enseigne Saint-Hilaire, serait dès 1606 à l’origine de la famille des Delatour. Cette famille termina sa carrière de librairie au bout de 172 ans en la personne de Louis-François Delatour (1727-1807).

Fils de Claude de la Tour, Louis de la Tour († 1691), entra en 1638 comme apprenti chez Jean Subjet, marchand libraire et doreur de livres, rue Saint-Jacques [Ve], vis-à-vis Saint-Yves, aux Armes de la Reine, puis travailla comme compagnon, à partir de 1644, chez Gilles Dubois (1628-1671), libraire et relieur ordinaire du Roi en 1648, au Collège Royal [place Marcelin-Berthelot, Ve], devant Saint-Jean-de-Latran.

 Il épousa, le 15 novembre 1648, Marguerite Pillon, fille du libraire et relieur Nicolas Pillon, rue Saint-Jean-de-Latran [disparue, Ve], et fut reçu libraire le 10 décembre suivant. Il demeurait en 1664 rue Saint-Jean-de-Latran et prenait alors le titre de relieur juré de l’Université de Paris.

Louis-Denis de la Tour est né à Paris le 21 novembre 1666 et fut apprenti à partir de 1679 chez François Muguet († 1702), rue de la Harpe [Ve], aux Trois Rois.

Reçu libraire le 27 janvier 1688, il continua à travailler chez la veuve Muguet, Catherine Pillé († 1720), qu’il aurait épousée, hérita du fonds de la librairie en 1720, fut reçu imprimeur le 22 avril 1724, épousa le 19 février 1726 Marie-Anne Mérigot († 5 juillet 1767), fille d’un marchand boucher, et mourut le 22 octobre 1734.

 Sa veuve lui succéda et vendit son fonds d’imprimerie en 1765 à Pierre-François Gueffier († 1804).

Louis-François Delatour naquit à Paris le 6 avril 1727.

Il fut reçu libraire le 2 juillet 1745, acheta l’imprimerie de Pierre-Jean Mariette (1694-1774), rue Saint-Jacques [n° 67], au mois de septembre 1750, et fut reçu imprimeur le 16 novembre suivant.

 Il épousa, le 18 mai 1752, Catherine-Françoise Guérin, extraordinairement laide selon l’inspecteur de la Librairie Joseph d’Hémery (1722-1806), née le 13 août 1727, seule héritière de Hippolyte-Louis Guérin (1698-1765), ami de Jean-Jacques Rousseau.

En 1770, l’imprimerie de Delatour comptait 14 presses et employait 41 ouvriers dont 5 alloués(Les alloués sont des compagnons qui ayant fini leur apprentissage s’engagent à servir encore quelque temps)

En 1760 parut l’art du charbonnier chez le libraire Delatour ; au cours de l’année suivante les travaux d’impression furent activement poussés car en 1762, 7 volumes purent être publiés.

Puis la publication se poursuivit sur un rythme accéléré et à peu près soutenu jusqu’en 1780 ; Delatour continua à l’assurer.

Il s’associa quelque fois avec H. L. Guérin, par exemple, pour le cirier en 1762, la draperie en 1765, et plus tard, pour le volume sur les pêches, avec les libraires Saillant et Nyon et Desaint.

Après Delatour, l’entreprise fut poursuivie par Moutard qui publia en 1780 le volume sur les étoffes de laine et en 1788 celui sur le potier d’étain, dernière description de la collection ayant paru. »

Charbonniers par Delatour

Delatour se démit le 11 décembre 1778, pour acheter en 1779 une charge de secrétaire du Roi.

Il avait hérité de la maison de campagne de son beau-père, située à Saint-Brice [Saint-Brice-sous-Forêt, Val-d’Oise]

Louis-François Delatour mourut à Paris le 9 novembre 1807.

Ses meubles, batterie de cuisine, linge, dentelles, porcelaines, dorures, bronzes, marbres, tableaux et estampes, bijoux, diamants, argenterie, bibliothèque, curiosités chinoises, et autres objets furent mis en vente à partir du lundi 21 mars 1808. La bibliothèque fut dispersée en deux ventes.

            Annonce suivante passée dans le Journal de Paris du 22 mars 1808.

La seconde, qui concernait la bibliothèque de sa maison de campagne, eut lieu au 58 rue Saint-André-des-Arcs, au coin de celle Pavée, du lundi 22 janvier au mardi 13 février 1810, en 20 vacations :

 Second catalogue des livres ; des ouvrages Chinois, Tartares, etc., tant manuscrits qu’imprimés, dessins, gravures et peintures à gouache, etc., exécutés à la Chine, du cabinet de feu M. L.-F. Delatour, ancien imprimeur-libraire et secrétaire du Roi (Paris, Tilliard Frères et J.-G. Mérigot, janvier 1810,

 

Un peu d’histoire

         1807

La bataille de Friedland (14 juin 1807) a vu l’armée française sous le commandement de Napoléon Ier s’imposer de manière décisive face à une armée russe dirigée par le comte Levin August Von Bennigsen. Elle eut lieu sur le territoire de Friedland, appelée depuis 1945 Pravdinsk, enclave  de Kaliningrad, à environ 43 km au sud-est de Königsberg (depuis 1945 Kaliningrad).

 

La bataille marqua la fin de la guerre de la Quatrième Coalition (1806-1807), au cours de laquelle les monarchies européennes se liguèrent contre la France napoléonienne. Après près de 23 heures de combats, l’armée française se rendit maîtresse du champ de bataille, abandonné par une armée russe se retirant dans le chaos le plus complet au-delà de la rivière Alle, où nombre de fuyards se noyèrent.

Wikipédia

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