#Challenge AZ: W comme Wagons
W comme Wagons de train
Au fil des précédents articles, j’ai précisé que Charles et Louise allaient à Paris en train parfois même pour la journée.
Leurs enfants et petits-enfants agissaient de la même façon.
Le trajet durait 2 heures car le train était un omnibus. Pour le prendre, il fallait aller à Chézy sur Marne où se trouvait la gare, le plus souvent à pied (2 km) et parfois avec un taxi.
Le train circulait sur la ligne Paris-Strasbourg.
Il en a été ainsi jusqu’à la mise en service de la liaison Paris-Strasbourg en TGV.
A partir de 1935, Louise indique qu’il existe des trains accélérés mais ne donne pas beaucoup plus de détail.
Le tracé de la ligne au niveau de Château-Thierry a suscité beaucoup de débats.
Depuis 1832, lorsqu’on a parlé pour la première fois de la ligne de Paris à la frontière d‘Allemagne, jusqu’au 18 Juillet 1852, date de l’inauguration du dernier tronçon et de la gare de Strasbourg, de nombreuses enquêtes, études, présentations de projets adoptés, puis rejetés, puis repris, ont précédé la construction et l’exploitation par tronçons du chemin de fer. Il est difficile de s’y retrouver et de débrouiller l’emmêlement de ces événements.
De 1832 à 1844, on assista à de véritables batailles des localités, des assemblées départementales, des chambres de commerce pour ou contre les trois tracés généraux envisagées de la ligne de l’Est :
L’un, de Paris à Nancy par la vallée de la Marne ou le plateau de la Brie
Le second, empruntant le chemin de fer de Paris à la Belgique jusqu’à Creil et, par les vallées de l’Oise et de la Vesle, atteignant la vallée de la Moselle à Arneville, près de Metz
Le troisième, qui consistait à rendre le chemin de fer de Paris à Nancy commun jusqu’à Troyes avec celui de Paris à Lyon.
Finalement, le ministre des Travaux Publics se prononça formellement en faveur du tracé par la vallée de la Marne et fit adopter le projet notamment en citant un paragraphe du rapport de la commission supérieure des chemins de fer :
« Pour atteindre la Lorraine et l’Alsace, la voie la plus fréquente, celle qui unit depuis des siècles, politiquement et commercialement la France et l’Allemagne, c’est la vallée de la Marne. C’est par cette vallée que passent aujourd’hui tous les voyageurs et presque toutes les marchandises qui vont vers le Rhin ; c’est là que se trouvent la vie et le mouvement des relations du Nord avec l’Est de la France. On y rencontre des villes comme Meaux, La Ferté, Château- Thierry, Épernay, Châlons. On passe à une petite distance de Coulommiers, de Soissons, de Reims. Enfin, la portion de cette route comprise entre Paris et Épernay traverse une des contrées les plus riches et les plus peuplées de notre territoire. »
La loi fut promulguée le 2 Août 1844.
Lors de la construction de la ligne, tout alla bien jusqu’au sortir du tunnel de Chézy sur Marne.
Mais les derniers kilomètres (moins d’une dizaine) furent l’objet d’âpres discussions au sein du Conseil municipal de Château-Thierry. Les élus refusaient le trajet que les habitants souhaitaient.
Finalement c’est un tracé intermédiaire qui a été validé. Les travaux ont pu se poursuivre.
L’inauguration de la ligne eut lieu le 2 septembre 1849.
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Plaque située dans la gare de l'Est
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Pour aller d’Azy à Château-Thierry, il était possible de prendre un train appartenant à la Compagnie des trains du Sud de l’Aisne.
La ligne passait par le village et Azy possédait une gare.
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