# Paris 1821 - 1922 : décès de Scévola Dumonceaux
Décès Scévola Dumonceaux
19 janvier 1858
Hôpital de la Pitié
L’acte de décès de Scévola est l’un des plus anciens que mon père possédait et il a été le point de départ de ses recherches.
Outre la ville de naissance de Scévola et son métier, il indique l’adresse du domicile de Scévola et l’adresse de son lieu de décès.
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Depuis la mort de sa femme, 5 ans auparavant, Scévola n’a pas déménagé. Il est donc domicilié 67 rue Saint Jacques. Et il meurt au 1 rue Lacépède.
Quand j’ai commencé mes recherches généalogiques, j’étais moins experte et ne savait pas bien où retrouver une adresse et celle-ci ne correspondait à rien.
C’est en visitant le Musée Carnavalet que j’ai découvert à quoi correspondait cette adresse : l’ancien hôpital de la Pitié.
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Photo d’Atget de 1898
Scévola a été hospitalisé dans cet hôpital pour une double pneumonie et il meurt au bout de 2 jours.
Voici sa fiche dans le registre journalier de l’hôpital
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Il est dans la salle Saint Michel et occupe le lit 33.
Dès son décès, une note du Directeur demande à la famille de faire connaitre ses intentions quant à la sépulture du corps qui doit être enlevé dans les 24h.
Il va donc être inhumé dans la fosse commune du Cimetière du Montparnasse.
Quelques mois plus tard, sa fille achète une concession et il y est déposé.
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Extrait du registre journalier
Histoire de la Pitié (source : blogs.aphp.fr)
La fondation de l'établissement nommé Pitié ou Notre-Dame-de-Pitié remonte à la régence de Marie de Médicis vers 1612.
En application de l'édit ordonnant l'éloignement des pauvres des établissements charitables pour lutter contre la mendicité, la Pitié, située faubourg Saint-Victor à Paris, devient dans un premier temps un refuge pour mendiants et vieillards.
L’application de l'édit s'avère un échec, si bien que l'établissement devient un lieu d'asile pour enfants et filles publiques : il prend alors le nom de Bonsecours et de Refuge en référence à ses affectations respectives.
Agrandie et rattachée en 1657 à l'administration de l'Hôpital Général, la maison du faubourg Saint-Victor devient également chef-lieu de l'institution hospitalière. Par délibération du 7 mai 1657, la maison de Refuge change de dénomination et s'appelle Notre-Dame-de-Pitié.
Lieu de refuge pour les enfants mendiants, trouvés et orphelins, la maison prend le nom d'orphelinat Saint-Victor en 1792. Pendant la Révolution, il s'appelle successivement maison de la Patrie ou hospice des enfants et des élèves de la Patrie, puis en 1803 hospice des Orphelins.
En 1808 l'Administration demande l'évacuation des enfants vers l'hospice des Enfants-Trouvés du faubourg Saint-Antoine et l'établissement est converti en annexe de l'Hôtel-Dieu.
L'année suivante le 1er janvier 1809, une délibération du conseil général des hospices attribue à l'établissement de la rue Lacepède - dans le 5e arrondissement - le nom d'hôpital de la Pitié : dès lors il reçoit dans ses services de médecine et de chirurgie des adultes atteints de maladies aiguës et s'apparente à un hôpital de quartier totalement indépendant de l'Hôtel-Dieu. Il gère 433 lits en 1820 et 616 lits en 1840.
La maison de la rue Lacepède nécessite de grands travaux. En raison du degré de délabrement des bâtisses, l'administration de l'Assistance publique décide en 1904 de procéder à la démolition de l'établissement et de le reconstruire sur des terrains vacants de la Salpêtrière.
Les travaux d'édification de la nouvelle-Pitié placés sous la responsabilité de l'architecte Julien Rochet commencent en février 1905 et s'achèvent au printemps 1911 tandis que l'ancienne-Pitié demeure en activité.
La démolition de celle-ci est autorisée en novembre 1911 alors que la nouvelle Pitié est en plein exercice : le remplacement de l'ancienne structure par la nouvelle s'exerce ainsi sans interruption de l'activité hospitalière.
La nouvelle-Pitié du boulevard de l'Hôpital dans le 13e arrondissement accueille ses premiers patients le 29 juin 1911.
La mise en service progressive de ses 988 lits s'échelonne au long de l’été 1911 et son inauguration a lieu le 13 mars en présence de Raymond Poincaré. En 1960 la Pitié compte 992 lits.
Par arrêté du 13 mars 1964, les hôpitaux mitoyens la Pitié et la Salpêtrière fusionnent pour ne former qu'un établissement appelé groupe hospitalier la Pitié – la Salpêtrière, puis Pitié Salpêtrière. En 1996, le groupe gère 2 295 lits d'hospitalisation et 2 123 lits en 1998.
Ainsi se termine l’évocation de la vie du couple Dumonceaux / Coenen.
Ils ont quitté la Belgique en 1821 et ont vécu à Paris tout le reste de leur vie (32 ans pour elle et 37 ans pour lui). Ils étaient belges l’un et l’autre et n’ont jamais demandé la nationalité française.
Ils ont toujours habité l’ancien 12e arrondissement et ont souvent changé de logements.
Scévola a exercé toute sa vie la même profession : fondeur en caractères.
Ses fils Joseph et Louis feront le même métier.