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W comme double V

Verso des cartes postales

 Vie à l’arrière

 

            Pendant la guerre de 14-18, Raymond Mangou (1906-1986) communiquait beaucoup par cartes postales avec son oncle Henri Mangou (1893-1929)

            Henri était instituteur à Maisontiers, célibataire puis marié avec Marie-Louise Naudin à partir de mars 1916.

            Raymond habitait à Bonneuil Matours avec ses parents, ses grands-parents paternels.

            Mais le père de Raymond, Louis Mangou était au front.

Il fallait donc que la famille vive sans lui.

            Ces années de guerre ont été marquées par une naissance et 2 décès et un remariage

            Le 23 septembre 1914, naissance de Jeanne Mangou

 

Jeanne 

Raymond

            En avril 1915, Raymond envoie une carte à Marie-Louise Naudin sa future tante.

Mai 1915, Raymond annonce le retour de ses grands-parents

 

 

Carte de Louis à son frère pour donner des nouvelles (mauvaises) de  leur mère. Elle décèdera quelques mois plus tard, en novembre 1915.

 

Les cartes suivantes datent de l’année 1916 qui est mauvaise aussi.

Mais c’est Claire, la femme de Louis et la mère de Raymond et Jeanne qui est malade.

Le 22 janvier 1917 sa femme Claire décède, elle a 43 ans.

Au foyer vivent désormais,  le grand-père âgé de 68 ans, Raymond âgé de 11 ans et sa sœur de 2 ans et demi. Le père est au front.

            Pendant ces 4 années de guerre, la vie de Raymond Mangou, un enfant de 8 ans en 1914, a dû être très difficile.

            Au hasard de mes recherches, j’ai découvert que l’écrivain Maurice Fombeure (1906- 1981) avait été un camarade de Raymond Mangou.

Dans son livre, La Rivière aux oies, il revient sur ses souvenirs d’école primaire à Bonneuil Matours et cite un certain nombre de ses camarades dont Raymond Mangou.

 

« Raymond Mangou mon camarade de première communion, les mains crevées d’engelures ; il restait parfois deux mois sans venir à l’école à cause d’elles. J’allais le voir à quatre heures et nous léchions les verres car ses parents tenaient un café. »

En 1918, la vie est redevenue plus calme car Louis Mangou s’est remarié et la guerre s’est terminée

 

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