Saint Romans lès Melle (Deux-Sèvres)
C'est une réédition
Saint Romans lès Melle
Pourquoi Saint Romans lès Melle ?
Mes grands-parents y ont été instituteurs entre 1924 et 1929
Ma mère adorait ce village et nous y allions tous les ans quand j’étais enfant. Nous avons toujours continué à nous y arrêter lors de nos voyages dans les Deux Sèvres.
St Romans est un village de quelques centaines d’habitants à proximité de Melle, alors chef-lieu de canton et situé sur une des voies françaises du pèlerinage de St Jacques de Compostelle.
Comme Melle, St Romans possède une église romane nichée au creux de la vallée de la Béronne.
Le village quant à lui est construit sur la colline.

Le chevet de l’église
En 1924, la famille Mangou quitte La Couarde pour St Romans lès Melle. C’est toujours un poste double.
En octobre 1924, nait Pierre leur dernier fils.
Jacqueline et Jean Marie, les 2 autres enfants garderont toute leur vie un souvenir intense de leur enfance à St Romans.

L’école, le préau et la maison en 2004
Vers 1926, Henri Mangou avait monté une troupe de théâtre au village.

Les 2 garçons en pardessus sont Jean-Marie et Pierre
Mes grands-parents sont à droite sur la photo
A l’occasion d’une représentation, il avait invité l’Inspecteur Robert Dumonceaux qui habitait Melle.
Ce dernier est venu voir jouer la troupe accompagné de sa femme Henriette et de ses 2 enfants Pierre (14 ans) et Jean (6 ans).
Après la représentation, Henri a raccompagné l’inspecteur et sa famille en voiture jusqu’à la halte ferroviaire.
C’est ainsi que ma mère Jacqueline âgée d’environ 10 ans a vu pour la 1e fois Pierre Dumonceaux qui deviendra son mari en 1942.
80 ans après, elle en parlait encore avec beaucoup d’émotion.
Toussaint 2004
Gilles accompagne sa belle-mère, Jacqueline, dans les Deux-Sèvres pour le pèlerinage habituel.
Après Niort et avant le cimetière de Bouin, un arrêt a été fait à St Romans.
Ma mère va à la boulangerie et manque de tomber car elle rate la marche.
Ma mère s’exclame : autrefois il n’y avait pas de marche !
Mais si, dit la boulangère, elle a toujours existé.
Ah non, il y a 80 ans, la marche n’existait pas, répond ma mère.
En conclusion, j’ai toujours aimé aller voir ce village même si notre visite était très sélective. Nous ne voyions que l’école et la place où habitaient en 1925 un tel ou un tel.
La vallée de la Béronne en automne était magnifique en raison des peupliers qui bordaient la rivière. Je crois m’en être servi pour une rédaction.
De même, enfant je ne suis jamais allée à la Couarde, que je n’ai découvert que ces dernières années.

Le monument aux morts